Liberté

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« Liberté », c’est le premier mot qui m’est venu quand j’ai vu cette photo. Ça m’a frappé, sans donner d’explication. Parfois, il ne faut pas grand chose pour se perdre en réflexion. C’est ce qui m’est arrivé avec ce petit escargot lâché dans le vaste monde.

photo unsplash escargot

En le regardant tout impatient de conquérir son nouvel environnement, je me suis demandé ce que ça signifiait d’être libre.

 

Et j’ai voulu approfondir un peu la chose, savoir d’où venait le mot « liberté », donc j’ai pris le dictionnaire. Vous avez mon analyse ultra professionnelle ci-dessous ! Après quelques mots sur la photo en elle-même.

Petit escargot

unsplash photo escargot - blog marie fananas écrivain

Pour ne pas changer, j’ai trouvé cette photo sur Unsplash (site que j’adore, comme vous commencez à le savoir). Elle a été prise par Rodion Kutsaev, photographe ukrainien. Et d’après ce qui est dit dans la description du cliché, il s’agit d’un coin de verdure de Melitopol.

 

Bref, qu’il s’agisse de l’Ukraine ou d’ailleurs importe peu, en fait. Quoi qu’il y aurait peut-être un parallèle à faire avec la situation actuelle là-bas… Mais je ne suis pas assez au point pour me lancer là-dedans. Donc passons sur la localisation de la photo et concentrons-nous plutôt sur son contenu.

 

Il était une fois deux escargots qui sortaient de leur bocal pour retrouver la nature… Voilà qu’on leur rend leur liberté ! On peut considérer ça comme le début ou la fin de l’histoire, suivant comment on voit les choses. Le fait est qu’ils sont libres, et ça l’air d’être assez intriguant pour eux.

 

Mais qu’est-ce que ça implique réellement « être libre » ?

Pour le découvrir, je me suis penchée sur la définition de « liberté ».

La liberté du dictionnaire

Quand on remonte aux origines du mot, on tombe sur une définition philosophique du début du XIIIe siècle et on apprend que liureteit signifie « pourvoir qu’a la volonté de se déterminer sans subir aucune contrainte ». Près de cent cinquante ans plus tard, liberté se définit comme le « degré le plus élevé d’indépendance reconnu à un groupe social » mais aussi comme « condition de l’homme qui ne dépend pas d’un maître, qui n’est pas prisonnier ».

 

Depuis le départ, la liberté est donc autant un état d’esprit qu’une situation physique.

 

« État de celui, de ce qui n’est pas soumis à une ou des contrainte(s) externe(s) »

 

Concrètement, être libre c’est ne pas être soumis à quelqu’un (être esclave ou prisonnier). Mais ça ne veut pas dire non plus qu’on est au-dessus des lois. La liberté, c’est le « degré d’indépendance que l’on juge normal et légitime pour le citoyen ».

 

Cependant, ne pas être soumis à une ou des contrainte(s) externe(s), on peut aussi le comprendre comme ne rencontrer aucun obstacle. Dans ce cas, la liberté c’est la « possibilité d’agir, de penser par soi-même ; le refus de toute sujétion aux choses, de toute pression d’autrui ». Et on en arrive à se désengager moralement, juridiquement, religieusement, etc. La liberté devient synonyme de l’absence de gêne dans le comportement, dans l’expression, l’absence de souci des convenances, d’entraves, de préjugés. Mais là on se rapproche plus de la seconde définition de liberté :

 

« État de celui qui n’est pas soumis à des forces intérieures d’ordre irrationnel »

 

Quand on parle d’esprit, on voit la liberté comme l’indépendance à « l’égard de la tradition, de l’autorité, des croyances établies, des préjugés », comme une forme de délivrance de toute préoccupation et d’embarras. Quelqu’un de libre est quelqu’un qui « peut choisir souverainement entre deux possibilités contraires, sans avoir de motif relatif au contenu de l’acte à accomplir ». En tant qu’état d’esprit, la liberté revient donc à un mélange d’indépendance et de libre-arbitre.

Ma perception de la liberté

Personnellement, la définition de liberté que je préfère est celle-là :

 

« État de celui qui se détermine après réflexion, en connaissance de cause, d’après des motifs qu’il accepte ;

état de celui qui contrôle ses passions et qui réalise dans ses actes, le bien, la raison, la vérité considérés comme l’expression de sa nature profonde. »

 

J’aime voir la liberté d’abord comme une philosophie de vie et ensuite comme une réalité physique. Et je dis ça parce que selon moi, une personne qui n’est pas libre dans sa tête n’aura jamais l’impression d’être libre tout court. Tandis qu’en se considérant libre, on peut l’être alors même qu’on est prisonnier.

 

Je considère aussi que choisir la liberté comme mode de vie peut s’avérer aussi gratifiant que contraignant. Être libre demande du courage. Ça signifie qu’on est indépendant, que personne ne peut décider à notre place, que la norme et les convenances n’ont pas d’impacts sur nous. Et c’est parfois difficile d’être autonome et de ne dépendre de rien ni personne que soi-même. Surtout qu’à la base, on dépend un peu tous de nos parents, il faut bien l’avouer. C’est pour ça que je pense que se sentir libre est plus important que de l’être vraiment. Existe-t-il encore des gens libres au sens propre, d’ailleurs ?

 

Au final, la liberté est une notion bien complexe… À savoir si l’escargot de la photo s’est trituré les méninges avant de décider s’il restait dans son bocal ou s’il allait tester quel goût pouvait bien avoir l’herbe ? N’empêche, merci à Rodion Kutsaev d’avoir pris ce cliché qui m’a interpellé et donner l’inspiration pour le blog !

 

Oh ! et surtout, si ce que je dis vous paraît complètement saugrenu, n’hésitez pas à me laisser des commentaires !

Histoire que j’arrête le massacre tant qu’il est temps ^^
Mouahahahaha !

 

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